lundi 15 février 2016

CONSEIL MUNICIPAL DU 11 FEVRIER 2016 - DELIBERATION 17

INTERVENTION VERONIQUE MONGE 

PROJET EDUCATIF DE TERRITOIRE

Mme Le Maire,

Avec le Projet Educatif de Territoire nous revenons sur la réforme des rythmes scolaires et les choix fait par Colombes qui ont conduit à remettre en cause  le travail réalisé par la ville sous notre mandature en partenariat avec l’éducation nationale, les animateurs, les parents d’élèves pour répartir le temps scolaire et périscolaire en prenant en compte l’épanouissement et le rythme de l’enfant.  
Il est important de rappeler les enjeux de cette réforme. Elle porte l’ambition de favoriser le processus d’apprentissage des enfants, particulièrement de ceux qui rencontrent des difficultés, en offrant la possibilité d’une répartition sur 9 demi-journées au lieu de 8 de ce temps d’apprentissage. Cet allègement au quotidien étant plus adapté à la réussite scolaire.

Le projet que vous avez adopté en 2014 ne crée pas les conditions de cette réussite :
·  Vous maintenez un temps d’apprentissage scolaire de 6 heures quotidienne. La journée de l’enfant n’est pas allégée.
·      Vous maintenez le temps scolaire sur 8 demi-journées et non 9 comme le préconise la réforme et comme le préconise aussi la communauté éducative intéressée aux besoins de l’enfant.
·      Les activités sont concentrées le vendredi après midi. L’école se termine donc le vendredi midi rallongeant le weekend et créant une rupture forte dans le lien à l’école.

Les enfants ne peuvent tirer bénéfice d’une telle organisation qui non seulement n’allège pas leur journée mais concentre et alourdit le temps éducatif  en rallongeant le weekend, et ce, quelle que soit la qualité des ateliers organisés le vendredi après midi de 13h30 à 16h30. Ce temps éducatif a été déserté par un grand nombre d’enfants avec un taux de présence moyen de 58% et dans un questionnaire relayé par les parents d’élèves 57 % des familles déclarent une plus grande fatigue de leurs enfants. 
L’organisation retenue par votre municipalité est un échec.

Je ne voterais donc pas favorablement ce PEDT. Même si sa signature conduit à l’obtention de financement, il ne peut être réduit à cela.
Mais il y a d’autres points qui me conduisent à ne pas voter favorablement.
Je m’inquiète du taux d’encadrement que vous pratiquez le vendredi après midi. De 1 animateur pour 14 enfants en maternelle et de 1 pour 18 en élémentaire. Ce niveau de taux d’encadrement a été règlementairement mis en place à titre provisoire pour permettre aux communes d’engager la réforme et de faire face aux difficultés de recrutement que celle-ci pouvait générer dans une phase de démarrage à grande échelle.

Or vous en faites une référence.


On comprend mieux la suppression de 30 postes d’animateurs que vous avez inscrite au budget 2015. Vous faites de l’éducation des enfants la variable d’ajustement de votre budget. Et ce n’est pas acceptable.

Je m’inquiète également de l’impact des nouvelles modalités d’inscriptions que vous avez mises en œuvre à cette rentrée scolaire et qui inclut une pénalité de 5€ par enfant et par accueil non réservé.

Une pénalité qui vient en plus du paiement de la prestation.

Il semblerait que vous ayez même étendue cette pénalité à toute journée réservée et non fréquentée (courrier de Mme Leghmara du 21 septembre 2015).
Les associations de parents d’élèves, FCPE, UPIC, l’association amstramgram, les parents d’élèves de l’école jean Moulin vous ont demandé d’abroger cette délibération injuste. 
Les familles inscrivent leurs enfants aux activités et payent les prestations même si les enfants ne les utilisent pas. Elles n’ont pas à se voir ajouter une pénalité.
Les dysfonctionnements sont nombreux, aucune adaptation n’est recherchée et la concertation est inexistante malgré les sollicitations des parents.

Vous ne pouvez pas, Mme le Maire, sur des sujets aussi important pour la vie de notre commune et de ses habitants rester dans ce silence.

Allez-vous faire le bilan à un an et demi de votre organisation de la réforme ? Comment allez-vous travailler avec les parents, les animateurs, les enseignants  pour  rechercher les adaptations qui seront utiles voire nécessaire ?


Je vous remercie.

samedi 13 février 2016

INTERVENTION VERONIQUE MONGE - CONSEIL MUNICIPAL DU 11 FEVRIER 2016

DELIBERATION 21 : CONTRAT LOCAL DE SANTE

Mme Le Maire,

Voilà un travail très intéressant qui nous est présenté ce soir sur un sujet fondamental celui de l’accès au soin des colombiens. 

A partir des caractéristiques sociologique de colombes, de sa démographie, de son déficit reconnu en matière d’offre de soins de premiers recours c’est à dire de médecins libéraux  notre ville est considérée prioritaire par tous les acteurs de la Santé : l’Agence régionale de santé d’ile de France, la CPAM, la préfecture des Hauts de seine.

Enfin la vérité sur la vraie situation de 
Colombes en matière de santé 
est portée à la connaissance du conseil municipal et des habitants !

Le déficit de praticiens tels que nous l’avions énoncé lors du combat que nous avons mené pour le maintien du Centre Municipal de Santé y est même indiqué alors que vous n’aviez eu de cesse de nous dire qu’il n’y avait pas de problèmes particuliers et que Colombes n’était pas sous dotée.

Les indicateurs de santé montrent le besoin d’une politique municipale volontariste pour réduire les inégalités de santé existant sur notre territoire. L’articulation avec la politique de la ville et les quartiers prioritaires pour renforcer l’action publique trouve alors tout son sens.

La suppression des consultations spécialisées du CMS  
que vous avez organisée il y a un an apparait comme une aberration. 

Et quand on sait que le CMS est implanté au Petit Colombes, quartier prioritaire, cela relève même d’un non sens en matière d’action publique.

Presque d’une erreur….

Quel est l’impact de cette décision  sur le creusement des inégalités en matière de santé ?

Rien n’est dit sur le sujet dans le contrat local de santé ! Il faudra surement attendre son actualisation dans quelques années pour le savoir.

En attendant, et c’est surement l’essentiel, vous avez fait des économies sur le dos des colombiens et des inégalités qui se creusent dans notre ville.


Je vous remercie.

CONSEIL MUNICIPAL DU 11 FEVRIER 2016 - DELIBERATION 19

INTERVENTION VERONIQUE MONGE -  REGIME INDEMNITAIRE

Mme Le Maire,

C’est un sujet important que celui de l’absentéisme, important et sensible parce qu’il touche au bien être au travail, à la motivation, à la santé, aux personnes.
Ce sujet vous l’abordez d’abord dans une approche moralisatrice.
Vos  propos sur la fonction publique « qui doit évoluer », porte comme message que les collectivités locales sont inactives et insouciantes dans ce domaine. 
Vos propos stigmatisent les fonctionnaires.
C’est un peu facile.

L’absentéisme n’est pas réservé à la fonction publique Mme le maire. Le secteur privé y est aussi largement confronté. Il connait même une forte progression de l’absentéisme ces dernières années.  Et ces taux ne sont pas si éloignés que cela de la fonction publique même s’il faut rester prudent car la comparaison n’est pas aisé les publics de ces deux secteurs étant différents (âges, métiers….)

Cette question ne doit pas être banalisée. Elle doit rester une préoccupation majeure des politiques de ressources humaines. Et dans le contexte de crise que connait notre société elle doit être traitée dans une approche juste et équilibrée.

 Or votre préoccupation est toute autre et comme on pouvait s’y attendre elle est dans une conception économique avec :
-    La suppression des le 1er jour d’arrêt pour maladie ordinaire du régime indemnitaire en fonction du nombre de jours d’arrêt
-       La réduction de 50% de la prime d’assiduité dès 5 jours d’absences
-       La réduction de la prime semestrielle
-  La prise en compte de la maladie ordinaire dans la promotion interne sans graduation.

Ainsi un agent de catégorie C qui sera arrêté 7 jours pour maladie ordinaire aura une diminution de son revenu de 250€ entre la  baisse du régime indemnitaire et la réduction de 50% de la prime d’assiduité.
Et il vaut mieux ne pas retomber malade parce que même s’il n’est arrêté que deux jours supplémentaires il perdra 200€ de plus.
Si cet agent a une fonction d’encadrement il aura également une baisse de sa prime de fonction.
Je pourrais multiplier les exemples et cas de figures. Mais cela n’est pas nécessaire. Tout le monde l’aura compris votre plan de lutte contre l’absentéisme est inacceptable.

Votre plan est brutal, il n’est en aucun cas responsabilisant,
 il va créer de la division entre les agents.

Vu les pénalités mises en place il ressemble plus à un plan de précarisation des agents municipaux.
Vous connaissez le salaire d’un agent de catégorie C après 30 ans d’ancienneté dans son travail : 1 750€ !

Sur un sujet aussi délicat vous refusez en bloc les propositions travaillées par les syndicats d’un plan de prévention et d’actions contre l’absentéisme. Aucun dialogue social avec les représentants du personnel c’est du jamais vu ! Aucune prise en compte de leurs propositions qui se veulent responsables, constructives,  et soucieuses de la collectivité et de ses contraintes budgétaires.
Tout cela est vraiment inquiétant, sur le fond comme sur la forme.
Quel va être l’impact social pour les agents ? Quelles seront les conséquences sur le bon fonctionnement des services et sur les conditions de travail ? Quelle attractivité va conserver notre commune ?

C’est d’autant plus inquiétant que ces mesures s’ajoutent à toutes les autres qui pèsent déjà sur notre service public :
· Suppression de 150 postes en 2015 et de nombreuses autres suppression à venir en 2016
·      Externalisation de prestations avec une précarisation des emplois
·      Suppression de la NBI à 900 agents
·      Multiplication des temps partiels pour les animateurs,
·      Etc etc…
Ces propositions ne sont pas sérieuses, ne sont pas justes.
Je voterais contre.


Je vous remercie.

CONSEIL MUNICIPAL DU 11 FEVRIER 2016 - Délibération 12

INTERVENTION VERONIQUE MONGE 
DELIBERATION 12 : ACQUISITION DU BIEN SIS AU 10 FELIX FAURE

Mme Le Maire,

Nous avions sous notre mandature poursuivi l’aménagement de cette entrée de ville du secteur Pont de la puce/Henri Barbusse. La réalisation d’une résidence de logements sociaux de qualité avec les 3F livrées fin 2015 à l’angle de Barbusse et de Varsovie apporte une diversité résidentielle dans ce quartier  qui  avait  vu  se construire à la fin des années 90, début des années 2 000 deux copropriétés d’importances. La réflexion s’était portée ensuite sur l’angle Félix Faure / Barbusse avec l’acquisition de foncier pour poursuivre le développement de l’offre de logements diversifiés sur ce quartier.

Je me satisfais de voir que votre rapport de présentation fait référence au Programme Logement de l’Habitat que nous avons élaboré. L’acquisition que vous proposez ce soir permettra de compléter le parcellaire existant pour construire des logements et contribuer à relever le défi en matière d’habitat dans une région où la demande reste très forte et où la crise persiste.

Mais que ferez-vous en termes de programmation ? Poursuivrez-vous l’enjeu de la diversité avec une part dédiée au logement social ? Faciliterez vous sur ce secteur le parcours résidentiel des colombiens ?

Rien n’est indiqué sur cette question. 
Et votre édito dans Colombes mag de ce mois ci m’inquiète.
Vos propos tendent à vous dégager, une fois de plus, de toutes responsabilités politiques dans ce domaine en faisant porter aux familles la difficile réalité du logement. Comme une fatalité.
Chacun n’a qu’à intégrer dans son projet de  vie que le logement est inaccessible.
Et surtout chaque colombien n’a qu’à intégrer que Colombes ne développera plus une politique de logements pour tous comprenant de logements sociaux accessibles.

Donc si vous êtes jeunes, vous restez chez vos parents même avec un emploi parce que vos revenus ne vous permettent pas d’accéder à un logement,
si vous êtes un couple ou une famille ne faites pas d’enfants, ou alors acceptez de les élever dans un T2,
Et pour les retraités soyez prévoyant, constituez vous un bon capital et surtout restez en bonne santé.

Les pouvoirs publics ont dans votre conception,  à vaquer à bien d’autres choses que la prise en compte de ces situations.

Mais, vous êtes maire,
Et vous êtes en responsabilité sur ces questions,
Vous avez autorité au niveau de la commune et demain du territoire de la Boucle Nord de Seine pour mener une politique du logement juste et en phase avec la réalité de Colombes, c'est-à-dire une politique du logement pour tous. Vous en avez le pouvoir.

Ma question est simple Mme le Maire :
Qu’allez vous construire sur ce foncier ? 
Allez-vous le céder au plus offrant pour construire des logements à des prix exhorbitants et innaccessibles ? 
Ou allez vous mener une politique responsable ?

Par vos décisions, allez vous contraindre,  les catégories moyennes et modestes à quitter notre ville car les conditions de vie y seront devenus trop dures ?

Quelle politique du logement allez-vous mener ?


Je vous remercie,