dimanche 1 mars 2015
dimanche 22 février 2015
CONSEIL MUNICIPAL DU 12 FEVRIER 2015
QUESTION ORALE
Centre Municipal de Santé
et Centre de Planification
et d’Education Familiale
Lors
du dernier conseil municipal, le 18 décembre, votre majorité a supprimé les
consultations de médecins spécialistes du centre municipal de santé localisé
sur le quartier du Petit Colombes. 21 postes de professionnels ont été rayés
des effectifs municipaux et les consultations de gynécologie, de dermatologie,
de cardiologie… ne sont désormais plus assurées.
Par
ce démantèlement du CMS vous remettez en cause l’égal accès aux soins dans
notre ville. C’est une décision que l’opposition a collectivement dénoncée. Elle nous paraît en effet injuste
dans une ville qui, contrairement à ce que vous dites, connaît un déficit
important d’offre de santé : la part des médecins spécialistes y est
inférieure de 40% à la moyenne du département.
Cette
décision aura des effets dévastateurs en matière de santé publique, et
particulièrement pour les personnes les plus socialement fragiles, dont chacun
sait qu’elles sont les plus vulnérables dans ce domaine
et les premières à en être écartées. Par sa pratique du tiers payant,
par son action de proximité, le centre municipal de santé offrait un service
public de qualité pour tous et vous avez choisi d’en détruire ses fondamentaux
sans accepter l’ouverture de la négociation,
sans permettre l’échange ni le dialogue qui vous étaient demandés.
A
peine un mois après, nous apprenons que le Centre de Planification et
d’Education Familiale de Colombes risque également de disparaître. De façon
tout à fait inattendue, des médecins
intervenant dans ce centre ont reçu, eux aussi, leur lettre de
licenciement fin décembre. Et ce, alors qu’ils ne figuraient pas dans la liste
des postes supprimés, que vous avez votés le 18 décembre.
Je
le rappelle, le Centre de Planification et d’Education Familiale, tout en
assurant des conditions d’anonymat et de gratuité, reçoit au quotidien des
patientes adressées par les personnels intervenant au contact des jeunes comme
les infirmières scolaires, les centres d’IVG du secteur, l’espace santé jeunes,
des associations… Son intervention dans les lycées et collèges relève d’une
action préventive et d’information très
importante et nécessaire pour le public jeune. Sa situation au sein du CMS
permettait de bénéficier d’une équipe pluridisciplinaire de médecins pratiquant
la gynécologie, la dermatologie, la radiologie et assurant de fait une prise en
charge réactive et efficiente pour
traiter de situation par défaut souvent urgente.
Alors
que nous célébrons cette année les 40 ans de la loi légalisant le droit à
l’avortement portée par Simone Veil, dans un combat âpre et parfois violent,
cette nouvelle décision, si vous la confirmez,
serait une vraie régression sociale et sociétale.
Le
journal municipal le Mag du mois de février fait un zoom sur la santé au
travers d’un entretien avec Guillaume Caro directeur de l’Hôpital Louis Mourier
et une présentation de l’action de prévention de la ville. Nous pouvons nous
interroger sur de tels articles juste après une fin d’année mouvementée sur la
question de la santé à Colombes et auprès des publics les plus modestes.
Mme
le Maire, pouvez-vous nous dire ce soir :
Quelles
sont vos intentions réelles quant au maintien :
Du
centre municipal de santé avec sa seule offre de médecine généraliste ?
Garantissez-vous sa pérennité ?
Quelles
sont vos intentions réelles quant au maintien du
Centre de Planification
et d’Education Familiale ?
Confirmez
vous avoir mis fin à des contrats de médecins ou d’autres professionnels de ce
Planning Familial.
Si oui, lesquels précisément ?
Si oui, lesquels précisément ?
Et si non, pouvez vous vous engager sur
le maintien de ce service et nous préciser comment vous allez
poursuivre cette action dans la
démarche pluridisciplinaire qui faisait jusqu’à fin 2014 sa richesse, son
efficacité et son exemplarité ?
mercredi 18 février 2015
CONSEIL MUNICIPAL DU 12 FEVRIER 2015
INTERVENTION VERONIQUE MONGE
DELIBERATION 6 :
ATTRIBUTION D’UNE SUBVENTION POUR 15 PLS AUX GREVES A COLOMBES HABITAT PUBLIC
Mme Le Maire,
Mme Coblentz n’a pas apprécié lorsqu’en commission municipale je lui ai dit que je ne savais s’il fallait se réjouir ou pas de cette délibération. Et pourtant je crois qu’il ne faut pas vraiment s’en réjouir.
Vous aviez, Mme le Maire, retiré cette affaire en séance lors du dernier conseil municipal, à la surprise de votre adjointe d’ailleurs, car suite à une question de ma part vous vous étiez aperçue que le montage financier de l’opération était fait avec le concours du 1% patronal, et que cette participation financière lui donnait droit à réservation de logements. Pour l’assemblée, il convient de préciser que le logement social est construit grâce aux financements de l’état, du 1% patronal, par le recours à des emprunts garantis par la collectivité et par des fonds propres du bailleur. En contrepartie de leurs aides les organismes ont des logements qui leur sont réservés.
Cette délibération présentée ce soir est réjouissante dans le sens où la ville aura la majorité des logements sociaux en attribution. Pour y parvenir vous portez le financement de la ville à 490 000€ là où nous l’avions prévu à 120 000€.
Pourquoi ?
- Les organismes bailleurs ne peuvent financièrement porter la construction de logements sociaux sans le recours à des financements extérieurs et notamment au 1%. Ce n’est pas supportable pour eux et aucun ne pratique comme cela.
- La ville n’a pas à assurer seule le financement de la construction de logements sociaux. Cela à un cout trop élevé. Et ce n’est pas non plus dans les pratiques. Aucune collectivité même les plus riches ne procède ainsi.
- En procédant comme cela vous vous ôtez la possibilité de loger des salariés. Les entreprises de colombes cotisent auprès du 1% patronal et peuvent loger leurs employés dans notre patrimoine social. Nous avions créé des relations étroites avec les collecteurs et de nombreux colombiens étaient relogés par ce biais dans la mixité.
Alors que doit-on voir en réalité dans cette délibération. A mon sens nous devons y voir une bien triste nouvelle :
- la fin de la construction par Colombes Habitat Public. C’est une opération que nous avions lancé, vous la soldez en la finançant à plein parce que vous voulez avoir la totale maitrise des attributions et je suivrai cela de près pour m’assurer que les attributions se feront dans la transparence.
- La fin de la construction de logements sociaux dans notre ville à part les opérations que nous avons lancées bien entendu.
Je vous remercie.
dimanche 15 février 2015
CONSEIL MUNICIPAL DU 12 FEVRIER 2015
INTERVENTION VERONIQUE MONGE
DELIBERATION 5 : GARANTIE COMMUNALE D’EMPRUNT DE LA CODEVAM POUR FINANCER L’OPERATION ZAC CHARLES DE GAULLE
Mme Le Maire,
J’ai mis entre 2008 et 2014 beaucoup d’énergie à vous expliquer que les collectivités avaient une obligation de garantie des emprunts et que s’agissant de construction de logements ces garanties n’étaient soumises à aucune disposition restrictive particulière.
En effet, le législateur considère qu’il n’y a pas de risque à faire porter les garanties d’emprunts par les collectivités locales les bailleurs étant solvables. Leur patrimoine fait que des situations de mise en faillite ne se sont jamais produites.
Par contre ce n’est pas du tout le cas des garanties d’emprunts au bénéfice d’une personne morale de droit privé, comme la CODEVAM. Dans ce cas les garanties d’emprunt sont soumises à des ratios prudentiels au regard des risques financiers qu’elles peuvent faire encourir aux collectivités.
Alors je ne comprends pas bien votre ligne Mme le Maire,
- Lorsqu’il s’agit de construction de logements sociaux vous ne garantissez pas les emprunts,
- Lorsque c’est pour travailler avec la promotion immobilière privée vous les garantissez,
- Vous n’arrêtez pas de dire que la situation de la ville est difficile mais vous prenez quand même des décisions à risques pour Colombes.
J’ai bien compris par contre que vous n’étiez pas à une contradiction près.
Je vous remercie,
CONSEIL MUNICIPAL DU 12 FEVRIER 2015
INTERVENTION VERONIQUE MONGE
DELIBERATION 1 : DEBAT D’ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2015
Mme Le Maire,
Je ne vais pas être très longue ce soir. Non pas que le sujet manque d’intérêt bien au contraire.
Nous assistons ce soir à une première : Un débat d’orientations budgétaires à partir d’un document vide. Vide de contenu et vide de sens. A peine 5 pages en intégrant quelques graphiques qui de surcroit ne portent pas sur Colombes mais sur la situation nationale des collectivités locales.
J’ai même cru, dans une première lecture, que la référence à l’année 2015 ne figurait que dans le titre.
Ce n’est pas sérieux Mme Le maire.
Vous qui dites attacher une grande importance à la situation financière de la ville comment pouvez vous communiquer un document aussi succinct ?
Mon intervention, ce soir ne va donc pas porter à proprement parler sur les orientations budgétaires puisque je n’ai aucune matière pour le faire. Je vais par contre vous parler démocratie.
Pourquoi ?
Parce que le document que vous nous avez communiqué pour ce débat est une atteinte à la démocratie locale.
Le débat d’orientations budgétaires doit permettre aux conseillers municipaux de s’informer et de débattre. Vous le savez puisque c’est ce que vous écrivez dans le propos introductif de la note que vous nous avez communiquée. Ce n’est donc pas un défaut de connaissance de votre part. Vous l’écrivez mais vous ne le mettez absolument pas en œuvre. Y aurait-il donc une intention à ne pas communiquer les informations ?
Le rapport d’orientations budgétaires doit permettre de s’exprimer sur la situation financière de la collectivité, sur les axes de la politique locale. Il doit se concevoir comme un outil pédagogique.
Ce que nous avons n’est rien de tout cela.
Rien n’est indiqué sur le niveau des recettes prévues en 2015, sur la contribution de la ville au déficit national en 2015.
Nous n’avons aucun éléments sur l’évolution des dépenses d’activités ni des dépenses de personnel. Mais sur ces dernières, par les nombreuses suppressions de postes et de services que vous opérez, vous nous avez déjà montrés vos intentions et le peu de considérations que vous portez à l’égard du personnel communal et du service public. Celui-ci est la variable d’ajustement de votre gestion et l’absence d’indication sur le sujet dans le rapport laisse à penser qu’il le restera.
Nous ne disposons que très peu d’élément sur ce qui sera mis en œuvre du programme municipal sur la base duquel vous avez été élue.
Ce n’est pas acceptable.
Je ne sais pas si cela vous a été indiqué par M. Noual mais la communication au conseil municipal d'une note explicative insuffisamment détaillée pour permettre le débat d'orientation budgétaire peut conduire à l'annulation du vote du budget. Et, dans les jugements intervenus, une note insuffisamment détaillée est une note qui ne comporte pas d'éléments d'analyse prospective, pas d'informations sur les principaux investissements projetés, ni sur le niveau d'endettement, ou l'évolution des taux de la fiscalité locale.
Il me semble qu’au regard de ces éléments il n’est pas très difficile de dire que le rapport de présentation que vous nous avez communiqué est bien insuffisant.
La démocratie ne vit ni dans les attaques perpétuelles, ni dans le repli sur des petites considérations, encore moins sur des informations cachées, des non dits.
La démocratie, Mme le Maire, c’est du débat d’idées, une vision et des projets partagés, le respect de règles collectives connues de tous.
Dans ce débat d’orientations budgétaires rien de tout cela n’a été permis. Ce soir, Mme le Maire, vous nous avez privés de l’opportunité de débattre sur un sujet majeur de la vie de la commune, de nous exprimer à partir d’informations objectives et transparentes.
Vous avez une bien curieuse idée de la place et du rôle des élus de l’opposition. Mais ce n’est peut-être pas le plus grave. C’est surtout peu respectueux des habitants présents dans la salle et venus écouter ce conseil. C’est aussi par de tels agissements que la démocratie est peu à peu affaiblie.
Je vous remercie,
dimanche 1 février 2015
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